Cassi Namoda, courir et se précipiter vers les étoiles

Cassi Namoda et l’influence des expressionnistes comme George Grosz

Elle est seule au comptoir. Elle donne l’impression d’être sortie de la nuit bleue. Son nom: Maria. Maria, c’est cet alter ego obsédant qui revient dans la dernière série de peintures de Cassi Namoda, née en 1988. L’artiste dit admirer les femmes peintes par les expressionnistes comme George Grosz.  

Cassi Namoda Photo

Le Mozambique au coeur de ses œuvres

Il est vrai que l’on retrouve dans son travail cette même attirance pour la saveur douce-amère des nuits qui s’éternisent, allègre et désespérante… Ses toiles sont imposantes et s’inspirent de photographies prises dans les années 70 au Mozambique, son pays natal.

L’artiste capture dans ses peintures les souffrances et les joies de la vie au Mozambique

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Un parfum de liberté flottait alors dans l’air, après une décennie de guerre pour l’indépendance. Le Mozambique a lutté dix ans durant, de 1964 à 1974, pour ne plus être une colonie portugaise. L’artiste n’a bien sûr pas connu cette époque, mais elle en restitue le cadre à sa façon, en représentant Maria, cette femme au « caractère libre », explique-t-elle, « métaphore du peuple libéré ».

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Fonctionnant comme une histoire, le travail de Cassi Namoda est rempli de récits. Il retrace son temps passé entre le Mozambique, Haïti et les États-Unis en mettant en reflet son éducation multiculturelle.

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