Farah Atassi, abstraction et contraste

Farah Atassi est une jeune artiste peintre qui ne laisse pas indifférente. dont le motif essentiel est tiré de l’histoire de l’art moderne et des avant-gardes. Motifs abstraits, couleurs contrastées, et lignes de fuite omniprésentes : les portraits et natures mortes de la peintre originaire de Bruxelles belge intriguent. D’abord, par l’imbrication des sujets et des arrière-plans géométriques mais aussi dans un jeu de cache-cache qui vient troubler le regard.

Farah Atassi

Farah Atassi autour des classiques de la peinture

Les tableaux de Farah Atassi sont une exploration des sujets classiques de la peinture. Cela inclut des natures mortes, le nu féminin, le thème de la musique, l’atelier. L’artiste commence toujours par définir un espace. Cette espace peut être construit avec un toit, une ligne d’horizon ou une première marche. 

Farah Atassi

Ce premier élément a pour but d’installer l’espace scénique – lieu de la représentation. De cette scène de théâtre et son décor,  Farah y inscrit ensuite les figures qui se déploient le long des lignes de fuite qui forment un grille. 

Je ne suis évidemment pas la seule à avoir de l’admiration pour Picasso : ses modèles – femmes ou maîtresses – étaient aussi traversés par le désir qu’il posait sur elles.

Farah Atassi

La géométrie par Farah Atassi

La base de son travail ce sont les formes géométrique où le cubisme est une source revendiquée.  Les modèles et figures sont ici considérés comme des objets, en évacuant la dimension libidinale. Ces figures soient incarnées, vivantes mais sans pathos. Pour autant c’est une matière qui vibre, assume ses repentirs, son empâtement parfois. C’est la matière picturale qui conduit l’émotion.

Tout est là, un instant seulement

Les peintures au format imposant tranchent par des couleurs vives et contrastées. Cela rythment une composition, comme un jazz funky, où les motifs se bousculent sans répit. Ce travail s’inscrit dans la continuité de l’exploration autour des natures mortes comme dans des portraits.

Farah Atassi

L’artiste y soumet les mêmes règles énergisantes et les mêmes principes de composition. Ainsi les modèles grouillent et se côtoient voire se taquinent à la surface. Cependant, en même temps qu’ils s’alanguissent nonchalamment, ces figures disparaissent sans se donner la peine de trop se montrer. Tout est là, un instant, puis comme aspirés par le fond du décor, tout s’inverse. Le premier plan gagne aisément le premier plan.

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